Le cheesecake n’est pas qu’un dessert américain : son histoire millénaire commence en Grèce antique, où il était offert aux athlètes des Jeux Olympiques. Mélange simple de fromage frais, miel et œufs, c’était déjà un gâteau fondant et nourrissant. Dès le Ve siècle av. J.-C., les Grecs préparent un « placenta » – proto-cheesecake – cuit lentement avec du fromage de brebis, du miel pur et des œufs pour lier. Servi tiède avec du vin, il symbolisait force et simplicité. Cette recette minimaliste évolue peu, posant les bases de toutes les variantes légères à venir. Une sorte de branche parralelle du cheesecake new-yorkais dont nous allons suivre la trace.
L’allemagne du XIXème siècle voit apparaitre le Käsekuchen qui affine la texture aérienne avec farine et lait puis, en 1960 au Japon, Tomotaro Kuzuno crée le « chizu keki », soufflé au cream cheese et blancs en neige, cuit au bain-marie – ultra-léger, sans base biscuitée. Ces étapes introduisent l’idée d’un cheesecake vaporeux, loin du style New York dense.
Fin 2025, une tendance « cheesecake japonais simplifié » décolle : yaourt grec + biscuits, sans cuisson, frigo seulement. Puis janvier 2026 voit l’adaptation cuite que nous vous livrons ici: yaourt grec, œufs et miel à cuisson douce, donc un retour aux ingrédients historiques qui nous fait ranger cette recette au chapitre « Grèce ». Résultat ? Un flan fondant, souvent lui aussi baptisé « japonais » pour sa texture moelleuse évoquant le chizu keki. Un délice !
